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mardi 17 mai 2016

De boite en boite en passant par les caisses


Pierre Rahbi est un personnage assez fascinant.
En écho à l'actualité politique , aux scandales financiers, à ce consumérisme et cette culture du profit qu'on essaye de nous inculquer à coups de 49-3, j'aimerai entendre plus souvent des voix comme celles ci, qui nous interrogent sur le sens et les choix que nous faisons.

Je vous laisse donc découvrir cette conférence TED Paris, en espérant que vous prendrez autant de plaisir que moi à la suivre

A bientôt!



For my english -speaking followers : I share today a TED  talk ( TEDxParis)about the meaning of life.
 Pierre Rhabi is a french-algerian philosopher, a  thinker who promotes  the human being, the choice of frugality and a reflexion about the environmental sustainability; He explains , among other concerns, that as occidentals we often see the work as a way to gain money, and not as a path to ensure our inner growth.
I did'nt find a way on the website of TEDxPARIS  to have a subtitle in english, so I  apologize because you are missing a great talk.

See you soon!

mardi 5 avril 2016

Des jours comme ça...


Le réveil sonne, et pas envie de se lever. L'impression de ne pas avoir assez dormi; La douleur déjà, les éclairs dans un bras qui  semble peser une tonne.
 Envie de rester blottie sous la couette, au chaud, à la poursuite de je ne sais quel rêve.

Secouer les enfants pour qu'ils se préparent -tout en pestant intérieurement.. à leur âge ils pourraient se lever et se préparer sans que je sois derrière eux.

 Premier café, première clope, temps gris dehors, il pleut. Envie de retourner sous la couette. La douleur est là, insistante, et je sais qu'elle ne me lâchera pas de la journée.

Ranger la maison, partir au boulot. Et enchaîner les heures.  Serrer les dents, rester calme, ne rien laisser paraître.

Gérer toute la journée l'agressivité, le stress, les problèmes des uns et des autres.

Puis attaquer la montagne de paperasse, une fois que tout le monde est parti. Et les coups de fils aux collègues, parce que c'est le seul moment où je peux le faire sans être dérangée.
 Et les heures s'accumulent.
Je ne peux même plus parler de douleur ou de fatigue.. c'est au delà de ça.

Rentrer tard. Enchaîner sur la routine, le linge à ramasser, le repas à préparer..

Et l'impression d'avoir vraiment eu une journée de merde.

Puis au final un petit détour par le blog de Christophe André.
Juste comme ça, parce que je n'ai même pas l’énergie de sortir mon tricot ou de filer un peu.

Et là je réalise...
La chance que j'ai...
 je suis vivante
 J'aime et je suis aimée
Je vais pouvoir prendre une douche chaude, m'étirer, gérer ma douleur et prendre soin de moi, et me coucher tôt.
Et  d'un seul coup, la journée que je viens de passer prend un tout autre sens.

Il y a des jours comme ça, où on apprend quelque chose....

dimanche 16 février 2014

Le choix

Parmi les blogs que je lis régulièrement il y a "Frugal queen".

La vie est parfois surprenante. Alors que je me confronte depuis quelques mois à quelques vieux démons (la douleur, la fatigue, le spectre du burn out...) , son dernier post m'a remis quelque peu les pendules à l'heure.

"Hapiness is a conscious choice. Not an automatic response"

"Le bonheur est un choix conscient, pas une réponse automatique".

C'est entièrement vrai.
Si je dois faire dépendre mon bonheur de conditions préalables jamais je ne serai heureuse.

Mais c'est aussi un peu effrayant.

Il es tellement plus facile de se poser en victime et de se dire qu'un jour on pourra être heureux..
le jour où on sera riche..
 le jour où on aura trouvé l'âme sœur...
 le jour où on aura une silhouette de rêve..
le jour où on aura du temps pour soi...
le jour où on sera en parfaite santé...

 et la liste est infinie.

A force d'attendre "Le jour où.." on finit par passer sa vie entière frustré, insatisfait, et malheureux.

Le post de Frugal Queen ne m'a rien appris que je ne savais déjà, mais parfois une piqûre de rappel est salutaire.

Je n'ai plus qu'à me retrousser les manches et réactiver mes stratégies d'adaptation vis à vis de ma douleur..
Je n'ai plus qu'à reconnaître et respecter mes limites dans le cadre de mon travail...

.. et m'accorder du temps pour me reposer en revoyant mes objectifs et en allégeant tout ce qui peut l'être.

Sur ce , je retourne à mon tricot!
A bientôt!

I follow a few blogs, and the last post of "Frugal Queen" helped me a lot this week.

 For a while I struggle against my chronic pain, I also have to deal with burn out and exhaustion. 
The last post of Frugal queen reminds me that I am the only one to decide to be happy, and that my happinesse doesn't depend on anything but me.

I already knew that.
 But recently I guess that I was on the way of self pity and victimization.

I just have to put the limits in my job and stick on it
I just have to review my priorities and give me enough time to restore my energy;
I just have to reactivate my coping strategies concerning the pain...

See you soon!










dimanche 2 février 2014

5 minutes..


5 minutes tous les jours....5 minutes a day, for spinning




5 minutes later/5 minutes + tard


pour filer.


2 carrés tricotés par semaine.... pour avancer cette couverture qui en comptera 100.




Knitting 2 squares a week...to finish this 100 squares blanket within the year.




Fractionner les objectifs.
Split the objectives... and progress step by step.

pour avancer , pas à pas...

KAIZEN.


dimanche 27 novembre 2011

Petits plaisirs

Quand la vie va trop vite...
Quand je me sens débordée par toutes mes obligations professionnelles ou personnelles...

Alors je me raccroche à tout ce que je peux trouver dans ma semaine qui puisse me soutenir et m'éviter le burn out!

Le plus efficace pour moi dans ces périodes de stress, c'est de me focaliser sur tous les petits plaisirs que je peux trouver dans ma semaine au lieu de me centrer sur ce qui a pu être difficile ou désagréable.

When the life goes too fast...
When I feel overwhelmed  by all my professional or personal obligations...

Then I hang up to all that I can find in my week which can support me and avoid me the burn out!

The most effective for me during these periods of stress,  is to focus me on all the small pleasures which I can find in my week instead of centering on what was able to be difficult or unpleasant.

Les petits plaisirs de la semaine... / The little pleasures of the week...

Un tout nouveau sac en cuir que j'adore



A brand new leather bag. I LOOOVE it!

Some little hexagons crocheted...



Quelques hexagones de plus pour mon rideau...

Ma veste bleue bientôt terminée...



My blue jacket: it will be finished soon...

And a new yarn on my spinning wheel: Catharsis!



Et un nouveau fil sur mon rouet: Catharsis !

A bientôt!
See you soon!

samedi 2 avril 2011

Petite leçon de douleur / Lessons in pain

Elle a fait une entrée fracassante dans ma vie, par un bel après midi d'été, il y a deux ans.
Je la croyais hôte de passage...
Elle ne l'entend pas de cette façon.

Parfois sourde, à peine discernable, au point que je pourrais m'en croire enfin débarrassée.
Parfois, comme cette semaine, envahissante. Agressive. Usante.

Les philosophes grecs disaient que la souffrance et la douleur peuvent être source d'apprentissage.

Il m'a fallu du temps. Il m'a fallu de la patience.
Il m'a fallu aussi me replonger dans ce qu'autrefois j'avais compris d'un point de vue purement intellectuel, et qui désormais est une réalité quotidienne : Algodicée

"Derrière ce mot pompeux se cache un véritable défi pour l’individu. Algodicée signifie la connaissance à travers la souffrance, la connaissance par la souffrance. Elle exige de l’homme de tirer profit de tout, même de la douleur, même des tourments. Tâche difficile, redoutable, on ne peut cependant pas faire l’impasse de la question. Tôt ou tard elle arrive, s’impose. Notre rapport au monde se bâtit avec elle, contre elle. Compagne ou adversaire, elle est présente..." (Alexandre Jollien).

Que m'a appris ma douleur?

Que cette experience n'appartient qu'à moi. Si je devais vous la décrire, j'emploierai des images de glace et d'eclairs, de fulgurances dans un bloc de marbre froid.. Mais aucun autre que moi ne peut la vivre, la ressentir, l'approcher.

Qu'elle fait partie de moi, de ma vie, que je le veuille ou non. Et qu'il est vain de la traiter par le mépris, de la négliger, de vouloir la combattre. Telle une amante éconduite et jalouse, elle se venge alors en coupant tout élan, en envahissant toute ma conscience, jusqu'à ce qu'enfin, je l'écoute.
J'ai donc appris à l'accueillir, à composer avec elle, à ne pas passer outre quand elle se manifeste.

Elle me confronte à mes limites... moi qui pensais que ma volonté n'en avait pas!

Elle m'apprend l'impermanence, l''adaptation, la flexibilité, la créativité... Tout ce qu'il faut déployer de ruses et de chemins de traverses pour continuer à avancer, avec ou malgré elle, et faire ce que je veux ou dois faire.

Elle m'a appris l'indulgence. Enfin je m'autorise à être moins... moins souriante, moins performante, moins active, moins perfectionniste..
Enfin -et peut être est ce là le plus difficile- je m'autorise la possibilité de demander de l'aide... et de l'accepter.

Elle m'a appris la fragilité et le doute.

Et finalement, j'ai appris qu'en intégrant ses limites et ses contraintes, j'arrivais à m'en libérer.

J'ai appris que j'avais gagné: elle est incapable de me détruire ou de m'abattre.

«Rien n’est grave, puisque tout est grave.»
Alexandre Jollien - Extrait de "Le Métier d’homme "
A bientôt

She careened brutally into my life on a fine summer afternoon, two years ago.
I thought of her as a short time guest, just passing through...
She doesn't see it like that.


Sometimes muffled, nigh imperceptible, to the point where I can almostthink she's finally gone.

Sometimes, like this week, invasive. Aggressive. Grinding.

Some Greek philosophers used to say that suffering and pain can be sources of knowledge, can teach us things.
For me, it took time. It took some patience.

It also took a return to a notion I used to understand on an intellectual level, and which is now for me a lived reality, an every day fact: Algodicea
"Behind this pompous word hides a true challenge for any individual.
Algodicea means knowledge through pain, knowledge from pain. It challenges a person to extract some benefic from everything, including pain and suffering.
An arduous task, frightening, but a problem that cannot be neglected .Sooner or later pain arises, asserts itself, and our rapport with the world is elaborated with her, against her.
Companion or opponent, pain is present..." (Alexandre Jollien,
translated from French)


What did my pain teach me?

That it is an experience which is uniquely mine, no one else's. If I
had to describe my pain I would use metaphors, images of ice and
lightning, sudden searing blasts in a cold slab of marble. And no one
else but me can live it, feel it, approach it.


That she - the pain - is a part of me, of my life, whether I want it
or not. That it is futile to try and treat her with contempt, neglect
her, to try and fight her. Like a jealous, spurned lover, she will
then avenge herself by throttling all my energy, by invading my
consciousness until finally I deign to listen to her.

So I have learned to welcome her, to take her into account, to never
push too far when she makes herself known.


She confronts me with my limitations... Me, who used to think my will
was boundless!


She teaches me impermanence, adaptation, flexibility, creativity...
All the tricks I have to deploy, all the oblique meandering paths I
have to follow if I want to be able to continue onwards, forwards,
with her, despite her, to do what I want to do, do what I have to do.


She taught me to be lenient. Finally I can allow myself to be less..
less active, less of a perfectionnist.. to perform less, to smile less


Finally - and this might be the hardest thing - I allow myself the
right to ask for help... and to accept it.


She taught me fragility, and doubt.

Ultimately, I learned that if once took into acount the limits, the
constraints she imposes on me, I could also break free of them.


I learned that I have already won: she cannot bring me down, and
cannot destroy me.


"Nothing is serious, since everything is".
Alexandre Jollien in 'Le Métier d'homme'.


See you soon!

I'd like to thank JUDITH STRAUSER for the english translation of those words.
A precious friend and a precious help, day after day...
(Un grand merci à Judith pour la traduction de ce post, qui était bien au dessus de mes compétences en anglais. Une aide et une amie précieuse, jour après jour...)

jeudi 23 septembre 2010

Du temps qui passe et autres considérations

Il y a un peu plus d'un mois maintenant s'ouvrait la porte de ce boudoir.
j'etais alors en vacances, il faisait beau et chaud, il y avait  à mes côtés une bonne fée experte en maniement d'outils informatiques et de logiciels en tout genre...
(mais elle fait aussi de tres belles choses de ses dix doigts, la preuve )

Et aujourd'hui?

Le travail a repris, les enfants sont retournés en classe, et milles choses à faire, toutes plus "urgentes" et "importantes" les unes que les autres tendent à faire doucement monter la pression et le stress.

Dans ces cas là, quand je commence à ressentir cette tension et cette impression d'etre un peu débordée par toutes ces demandes/exigences au quotidien, il m'arrive de repenser à une petite histoire racontée par un ami.

je ne me rappelle pas exactement du contexte de l'anecdote, je l'ai par ailleurs retrouvée dans un bouquin quelques mois après -mais impossible de me rappeler lequel;

Il s'agit de l'histoire d'un universitaire , tres réputé pour ses compétences et ses capacités impressionnantes de travail, qui est sollicité pour venir donner une conférence à des étudiants sur "l'organisation du temps de travail";
Il arrive dans la salle de classe en tirant une petite valise, s'assoit au bureau, et commence à discuter avec les étudiants à propos de leurs études et de leurs projets de recherche.
Un étudiant lui demande alors: "mais en pratique, comment faites vous? mon agenda se remplit à vue d'oeil, j'ai à peine le temps de manger ou de dormir, je ne vois plus mes amis, je n'y arrive pas.. et je ne suis qu'étudiant. Vous travaillez enormément, vous avez une famille, vous enseignez, et vous semblez arriver à tout mener de front sans stress particulier"..

Le conférencier sort alors un bocal,


 une bouteille d'eau, et divers sachets de sa petite valise.
D'un premier sachet, il sort des gros cailloux et en remplit le bocal.


"Est ce que ce bocal est plein?" demande t'il.
Un étudiant répond "oui"
Le professeur ne dit rien, prend un deuxième sachet et en tire des petits cailloux qu'il place à leur tour dans le bocal




"Et là, est il plein?"

Les étudiants se regardent, un peu embarrassés, et l'un d'eux se hasarde à répondre "peut être pas tout à fait?"

Le professeur prend alors un troisième sachet, et verse doucement le sable qu'il contient dans le bocal.





"Le bocal est il plein, maintenant?"
"Cette fois ci, oui, "répondent en choeur les étudiants.

Le professeur prend alors une bouteille d'eau et en verse lentement le contenu dans le bocal.

"Maintenant, il est plein".

"Quand vous devez organiser votre emploi du temps, il faut d'abord placer les gros cailloux. Les gros cailloux sont les choses importantes. Elles sont importantes parce que si vous ne les faites pas, ou si vous les baclez, cela aura des conséquences facheuses pour vous ou pour d'autres personnes.
Ensuite, vous pouvez rajouter des cailloux plus petits- des choses un peu moins importantes, mais que vous devez faire.
En dernier lieu, vous pouvez finir de remplir le bocal de votre emploi du temps avec de multiples petites occupations.
Mais si vous remplissez d'abord votre bocal  de sable et d'eau, quand vous devrez rajouter les gros cailloux, il va déborder et ce sera l'inondation"

A vous de jouer, donc...
 A bientot!

About the passing time

About a month a go, this blog was born.
It was summer holidays, and all was quiet and peaceful;
Since then, I went back at work, my children went back to school, and a million of little "extremely urgent", "very important"....things  have to be done each day.
When I begin to feel stressed or snowed under with work, I always think to a little story a friend told me :

A teacher had to learn to students how to get organized.
He arrived in the classroom with a little suitcase , from wich he took several pouches and a vase.
 When a student asked him to talk about the plannification of work, he took several big pebbles from a pouch and put it in the vase.

"Is this vase full of stones? ", asked the teacher;
"yes it is", answered the student.

The teacher took smaller pebbles from a second pouch and carefully put it in the vase.

"And now?"

"Perhaps not" answered the student.
The teacher took a third pouch, and gently poured the sand it contained in the vase.

"And now?"
"Of course, the vase is now full".

The teacher took a bottle of water, and slowly poured the water into the vase.
"Now, you can consider the vase is full", he said;

When you have to organize your time, you have to place first the big pebbles. They are the important things. if you don't take care of those thing, if you don't make them at the right time, it will have bad consequences for you or for others;

Once the big pebbles are in place, you can place  the smaller ones. They are things you want to do, but if you're a bit late, there will be less bad conséquences.

And only after, you can finish to fill you vase by adding sand and water.

If you begin to fill you vase with sand and water, when you have to place your big pebbles, it will overflow and you'll be flooded."

See you soon!


dimanche 29 août 2010

In Memoriam

"Ce n'est pas la dernière goutte qui vide la clepsydre, mais tout ce qui s'est écoulé auparavant" (Sénèque, lettres à Lucillus; lettre 24)

En tant que tricoteuse, je pourrai dire: "Ce n'est pas la derniere maille qui fait l'ouvrage, mais toutes celles qui le constituent".
De la toute premiere maille montée jusqu'à la dernière couture.
Et si l 'ouvrage de notre vie présente quelques imperfections, des trous, des échelles... des erreurs de couleur ou de points, des mailles lachées et non rattrappées... finalement cela importe peu. C'est notre ouvrage, notre travail, et nous pouvons en etre fier.
Certains ont besoin de motifs répétitifs, d'autres préferent les entrelacs compliqués de la dentelle ou des points irlandais.
D'aucuns privilegient la couleur et d'autres la texture...
Mais chaque ouvrage est unique.

Quand j'ai renconté René Claude il y a plus de 10 ans, son ouvrage était déjà bien avancé.
Du haut de ses plus de 70 ans d'experiences (je n'ai jamais su son âge exact), il etait impressionnant d'humanité et de chaleur. Ces années où nos routes se sont croisées, nos fils entrelacés ont enrichi mon ouvrage de lumière, de compassion, de spiritualité .
Il a été une de ces rencontres rares qui m'ont aidées à grandir, à devenir un meilleur être humain.

Le fil de sa vie s'est cassé hier, 28 Août.. et laisse dans mon ouvrage un trou béant.

Il va falloir que petit à petit je reprenne les mailles autour.
Afin de créer un magnifique motif de dentelle pour lui rendre hommage ...
Afin que lorsque mon tour sera venu, quand j'en serai à rabattre mes dernieres mailles, je puisse regarder le tricot de ma vie et là, dans cette partie de l'ouvrage, repérer les fils de lumière de René Claude et les entrelacs de dentelle qu'il est venu enrichir.



It is very hard for me to translate this post today. A very special person for me died yesterday. I met him more than ten years ago, and this old  and wise man was the kind of person who helps you to grow.
He was one  of my teachers in philosophy and spirituality.
Sénèque, a latin philosopher, wrote about the fact that  life can't be resumed to the last moments.
As a knitter I could say "this is not the last stitch that completes a project, but all the ones knitted before";
Each one knits its own life project. Some prefer lace or fair Isles patterns, some prefer Aran or textured projects.... No matter the mistakes, imperfections, dropped stitches... Each project is unique.
René Claude helped me to knit a better project. To improve my empathy, my humanity.
He added his warm and luminous thread to the yarn of my life.
His thread broke yesterday. I now have to create a wonderful lace pattern around the hole he left...
To help me remember, at the point where I'll have to cast off, that somewhere a great man knitted some rows with me.

ce qui remonte de l'ombre...
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